Interview

Yves Bernanos et Jean-Pascal Hattu

France 3 a réalisé l’interview des deux réalisateurs du documentaire « Georges Bernanos, histoire d’un homme libre ».

Édition

Ainsi parlait Georges Bernanos

Aussi laïque que Bernanos était chrétien, Camus lui a rendu le plus juste hommage : Bernanos, écrit-il, « mérite le respect et la gratitude de tous les hommes libres. » C’est en cela, en effet, que son œuvre dépasse les modes et les étiquettes.

Bernanos est aujourd’hui à la mode. Longtemps relégué parmi les dinosaures, le voici devenu référence de nos intellectuels, comme Bloy ou Péguy. Son style brillant, sa pensée anticonformiste nous le rendent indispensable face à un monde de plus en plus étouffant.

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Carrefour des Amériques

Le Brésil des années 20 aux années 80

On connaît trop mal lʹincroyable équipée, entre 1938 et 1945, de lʹécrivain français Georges Bernanos en Amérique du Sud, de lʹArgentine, au Paraguay. Elle est passionnante car cet homme réputé difficile dʹaccès tombe peu à peu amoureux de ce dernier pays où il entreprend une pérégrination quasi initiatique. Une évocation émouvante accompagnée de chants populaires de la région et de musiques étonnantes comme celle de Gnatalli ami du poète Jorge de Lima très proche de lʹécrivain français, de Mignone et du Français Francis Poulenc.

Analyse théologique

Le diable ou Satan

À l’encontre du rationalisme moderne, la référence au diable revient au premier plan. Pour comprendre ce qui se joue, il faut s’interroger sur le mal et son origine, telle que la Bible la présente. La réalité d’un mal « personnifié » y est affirmée, mais surtout la responsabilité de l’homme et le refus de toute fatalité.

La référence au diable, à Satan ou plus largement au démoniaque est revenue au premier plan, comme le montre l’importance accordée aujourd’hui au ministère de l’exorcisme dans l’Église catholique. Là où, ces dernières années, on laissait la première place à la psychologie, les évêques nomment des exorcistes. S’ils le font avec prudence en tenant compte de l’avis de personnes formées au discernement, la pointe de l’action de l’Église est le souci de chasser le diable ou Satan en renouant avec le langage religieux traditionnel qui parle de « possession ». Il y a quelques années, la promotion de la figure du saint curé d’Ars a marqué un retour à des thématiques prégnantes dans la religion populaire où le démoniaque joue un rôle important. La référence au diable est présente dans les actes…

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ENTRETIEN

« Georges Bernanos a réinventé le roman chrétien »

Plus de soixante-dix ans après la mort de Bernanos (1888-1948), son œuvre tombant dans le domaine public, plusieurs de ses romans, essais et pamphlets sont réédités. Entretien avec l’essayiste Romain Debluë.

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CULTURE

Georges Bernanos, dans la pénombre des âmes

L’auteur fascinant d’une œuvre romanesque aux enjeux métaphysiques demeure au premier rang des créateurs du XXe siècle.

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RADIO

Face à la perversion des consciences, relire Bernanos

Soixante dix après sa mort, Bernanos connaît un vif regain d’intérêt. La relecture de Bernanos est précieuse pour nos contemporains, pourvu qu’ils ne craignent pas la profondeur de l’analyse de cet immense clinicien de la médiocrité.

CRITIQUE (20/07/2018)

Off. Bernanos, notre conscience

Entendre, réentendre l’œuvre de cet immense écrivain dont la pensée est toujours aussi fulgurante.

La petite chapelle du Théâtre des Halles est l’endroit idéal pour accueillir la parole de Bernanos. Sans profération. Elle est murmurée, dans un souffle continu, par Jean-Baptiste Sastre, tout entier, corps et âme, dévoué au texte. Yeux mi-clos, presque immobile, il porte haut cette France contre les robots, texte prémonitoire, visionnaire, de Georges Bernanos, écrit durant l’année 1944, lors de son exil brésilien.

On est happé par la puissance de la pensée de Bernanos, chrétienne, profondément chrétienne, c’est-à-dire débarrassée du carcan de l’Église, au seul service de l’intérêt général, d’une humanité qui n’était pas encore sortie de l’horreur et dont l’horreur lui fut révélée en Espagne, en 1936. De ce séjour là-bas, il garda une trace indélébile. La France contre les robots n’est pas un pamphlet. C’est une réflexion vive, complexe, érudite. Celle d’un homme qui se préoccupe de son prochain, non en l’abreuvant de bonnes paroles, mais dans une tentative d’éclairer sa conscience. Ce qui est vertigineux, c’est de mesurer combien cette pensée nous est utile et précieuse aujourd’hui. Bernanos est l’héritier du siècle des Lumières. Lorsque l’on sort du spectacle, on est pressé de se replonger dans sa lecture.

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CRITIQUE (12/07/2018)

Bernanos au cœur du sujet…

AVIGNON OFF : « La France contre les robots et autres textes » De Georges Bernanos – Adaptation Jean-Baptiste Sastre et Gilles Bernanos – Conception Hiam Abbass et Jean-Baptiste Sastre – Théâtre des Halles du 6 au 29 juillet 2018 – Relâches les 9, 16 et 23 juillet.

C’est à partir de plusieurs textes de Georges Bernanos que Jean-Baptiste Sastre et Gilles Bernanos, ont créé le texte de ce spectacle. D’emblée intéressé par la demande de Jean-Baptiste Sastre, le petit-fils de Georges Bernanos a immédiatement donné son accord pour lui donner les textes mais aussi l’ensemble des notes de son grand-père. Fabuleuse matière à réflexion que ces milliers de pages.
Travaillant avec Hiam Abbass, plus par osmose que par une simple relation comédien/metteur en scène, Jean-Baptiste Sastre propulse les mots de Bernanos au-delà des décennies. Véritable visionnaire du devenir de son monde, Bernanos voit tout et entend tout de son époque. Comment ne pas être sidéré par la clairvoyance des propos ? Tout est dit, du libéralisme à l’esclavagisme moderne, des jeunes qui tentent d’imaginer un autre monde, de la perte d’une quelconque spiritualité laïque au profit d’un consumérisme effréné. Tout est là !

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POLITIQUE (26/06/2018)

Macron offre un livre de Georges Bernanos au Pape

Le président de la République a choisi une édition en italien, datant de 1949, du livre de Georges Bernanos.
Parmi les nombreuses règles protocolaires à respecter pour rencontrer le pape François, il en est une qui a dû plaire, davantage que les autres, à Emmanuel Macron : le choix d’un cadeau. Le président de la République a offert un livre au Saint-Père ce mardi matin, au Vatican. Ce cadeau très réfléchi est une édition ancienne, en italien, du « Journal d’un curé de campagne », écrit par Georges Bernanos et publié en 1936 en France aux éditions Plon. L’auteur reçut le Grand prix du roman de l’Académie française.
Cet exemplaire, enrobé d’une reliure en cuir vert, est une première édition originale de 1949 en langue italienne.
L’auteur est très apprécié du pape, et ce livre en particulier car il raconte la vie humble d’un homme d’Église dévoué à sauver les âmes de ses paroissiens perdus dans le nord de la France. Ce portrait fait écho à la vie du pape François, qui fut curé provincial en Argentine et qui reste un homme engagé.

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ÉVÉNEMENT (30/06/2018)

Le village de Pellevoisin dans l’Indre rend hommage à Georges Bernanos

L’écrivain Georges Bernanos est mort le 5 juillet 1948. Il repose depuis au cimetière de Pellevoisin. Soixante-dix ans plus tard, le village du Berry maternel lui rendra hommage, jeudi 5 et samedi 7 juillet. Un hommage auquel participent l’écrivain Sébastien Lapaque, auteur d’un remarquable essai biographique – Georges Bernanos encore une fois ¦–, et l’acteur et metteur en scène, Samir Siad. Avec sa compagnie, le Théâtre en Partance, il vient à Pellevoisin interpréter sa pièce, Compagnons inconnus, tirée des écrits de combat de Bernanos.

Le programme
Jeudi 5 juillet. 10 h, messe anniversaire (église Saint-Pierre et Saint-Paul) ; 11 h, inauguration d’une plaque commémorative à l’entrée du cimetière ; 11 h 15, hommage devant la tombe de Georges Bernanos par l’écrivain, Sébastien Lapaque ; 11 h 45, apéritif Chez Babette. Repas (15 €) sur réservations : tél. 02.54.39.03.78, avant le 2 juillet.
Samedi 7 juillet. 15 h, au cimetière, inauguration d’un panneau indiquant la tombe de l’écrivain ; 16 h 15, Compagnons inconnus, pièce de Samir Siad, d’après l’œuvre de Bernanos, au Relais des PasSages (Pellevoisin), suivie d’un échange et d’un apéritif ; 19 h, repas sur réservation (tél. 06.89.98.57.81) avant mercredi 4 juillet ; 20 h 30, projection du film Sous le soleil de Satan, palme d’or Cannes 1987 (Relais des PasSages). Tarifs pour le 7 juillet : théâtre, 10 € (8 € pour les 15-25 ans) ; théâtre + repas : 20 € (15 € pour les 15-25 ans) ; 10 €, entre 10 et 15 ans ; repas : 15 € ; film gratuit.

La Nouvelle République.fr

 

TV – Documentaire

Georges Bernanos, histoire d’un homme libre

Le documentaire, « Georges Bernanos – Histoire d’un homme libre », qui vient d’être réalisé par Yves Bernanos et Jean-Pascal Hattu (cliquer sur l’affiche du film pour consulter le dossier de presse), sera diffusé sur France 3 Hauts-de-France le lundi 30 septembre, à 22h35. La chaine régionale est accessible sur toutes les box, sur les canaux suivants :

Orange : 318
Free : 319
SFR : 448
Bouygues : 487
Bbox : 187

Et par satellite :
Numericable : 927
Canal sat : 367
Fransat : 308
TNT sat : 318

Voir la bande-annonce du film
Télécharger le dossier de presse

CULTURE

« Jean-Baptiste Sastre a ressuscité l’esprit de Bernanos »

« La France contre les robots et autres textes » : c’était le sujet de l’exposé présenté vendredi soir au jardin des Goubelets par la scène du théâtre de Châteauvallon, sur l’invite du service municipal culture, animations, tourisme.

« La France contre les robots et autres textes » : c’était le sujet de l’exposé présenté vendredi soir au jardin des Goubelets par la scène du théâtre de Châteauvallon, sur l’invite du service municipal culture, animations, tourisme. Animé avec maestria par le comédien et metteur en scène Jean-Baptiste Sastre, lauréat de la Villa Médicis Hors les murs de Londres 2005 et fervent admirateur de Georges Bernanos dont il a épousé les thèses, cette rencontre gratuite rentrait dans le cadre des spectacles intimes “Hors les murs” de l’institution, dont l’objectif est d’aller à la rencontre de tous les publics. …

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CULTURE

Jacques Julliard :
« Bernanos est actuel parce qu’il est antimoderne »

L’historien salue l’auteur de Journal d’un curé de campagne et de Dialogues des Carmélites. Romans et œuvres de combat de ce géant de notre littérature, réédités ces dernières semaines, présentent une actualité toute particulière.

« J’écris ce livre pour moi et pour vous – pour vous qui me lisez, oui: non pas un autre, vous, vous-même. J’ai juré de vous émouvoir – d’amitié ou de colère, qu’importe? Je vous donne un livre vivant.»

Cette apostrophe célèbre, en ouverture à La Grande Peur des bien-pensants, a électrisé notre jeunesse. Elle appartient à cette littérature d’interpellation qui fait de Georges Bernanos un prince du verbe parmi les siens. Les siens, c’est-à-dire les écrivains chrétiens – ou, pour mieux dire, christiques – qui commencent avec Pascal («Console-toi ; tu ne me chercherais pas, si tu ne m’avais trouvé») et qui s’épanouissent dans la première moitié du XXe siècle. À la fin du XIXe, Huysmans, Barbey d’Aurevilly, Villiers de L’Isle-Adam et surtout Léon Bloy ont ouvert la voie, cette voie royale dont les étapes se nomment Péguy, Claudel, Bernanos lui-même, Simone Weil, sans compter les philosophes, Bergson, Maritain, les journalistes, Mounier, Clavel…

Lire l’article sur le Figaro

Littérature

Georges Bernanos vu par Thomas Renaud

Je recommande à celles et ceux qui, ne sachant rien ou presque de Georges Bernanos, voudraient découvrir les textes de celui que Roger Nimier surnomma le Grand d’Espagne, le petit ouvrage bien conçu et illustré de Thomas Renaud (1) qui ne s’embarrasse d’aucune glose universitaire, cite les bons extraits, de l’écrivain ou de ceux qui l’ont connu, et au bon moment; ainsi, grâce à ces belles vertus d’économie qui ne sont plus guère répandues, il va à l’essentiel.
Lire l’article de Juan Asensio

 

CINÉMA

La liberté pour quoi faire ?

D’après les écrits de combat de Georges Bernanos,
samedi 16 février 2019 : 20h30 au Théâtre Montansier à Versailles.

« Les textes de Georges Bernanos nous ont accompagnés à l’occasion de plusieurs créations. Nous éprouvons aujourd’hui une fois de plus le désir de revenir à cet auteur, comme l’assoiffé dans le désert souhaite retrouver le puits où il a déjà pu étancher sa soif. En effet, à l’heure où l’humanité semble déboussolée, comme au moment où Bernanos livrait au monde son témoignage, en proie à la folie de l’argent et à la bestialité des guerres, il nous semble urgent de nous mettre à l’écoute et de faire entendre, à travers ce nouveau spectacle, la parole de cet écrivain mort au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, en 1948.

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RADIO

Un week-end spirituel sur Bernanos proposé à Pellevoisin

A l’occasion des 70 ans de la mort de Bernanos, le sanctuaire de Pellevoisin organise un week-end spirituel pour les jeunes du 16 au 18 novembre. Le thème : la sainteté chez Bernanos. On en parle avec le recteur du sanctuaire de Pellevoisin, le frère Jean-Emmanuel.

RADIO

Avoir raison avec Georges Bernanos

Comment représenter le mal de façon à pouvoir le définir clairement en tant qu’adversaire ?

L’idée d’adapter le roman de Bernanos, écrit soixante ans plus tôt, lui trottait dans la tête depuis longtemps. Déjà, en 1983, Pialat confiait: «On a l’impression que ça a été écrit pour Depardieu. Il pourrait être étonnant là-dedans. Quant à Sandrine Bonnaire, bien qu’elle n’ait pas ce côté “chat maigre”, elle ferait sûrement une Mouchette intéressante».
Le projet aboutit cinq ans plus tard, et le tournage de Sous le soleil de Satan , comme souvent chez l’intraitable Pialat, est un enfer. Durant quatorze semaines dans le Boulonnais, il pousse ses acteurs jusqLa mise en scène du mal, du Satan maquignon du Soleil… à Monsieur Ouine, est un enjeu majeur de l’écriture et de l’univers romanesque bernanosien. Le mal est pour lui une puissance active et dissolvante, toxique et suicidaire, un péril permanent pour la nature spirituelle de l’homme.

Adaptation théâtrale
La France contre les robots
Et autres textes de Georges Bernanos
Conception Hiam Abbass et Jean-Baptiste Sastre
Texte du spectacle disponible en juin 2018 aux éditions du Castor Astral
THÉÂTRE DES HALLES
rue du Roi René – 84000 Avignon
du 6 au 29 juillet 2018
relâches les 9, 16, 23 juillet

INTERVENANTS
Sarah Lacoste
auteure d’une thèse sur Bernanos, « Bataille et la figure du mal »

Écouter l’émission en podcast sur France Culture

CINÉMA

Sous le soleil de Satan

Maurice Pialat fit scandale au Festival de Cannes avec le long-métrage (1987) diffusé sur Arte, mais obtint la palme d’or avec cette vision personnelle de la terrible histoire de l’abbé Donissan, écartelé entre le bien et le mal.

L’idée d’adapter le roman de Bernanos, écrit soixante ans plus tôt, lui trottait dans la tête depuis longtemps. Déjà, en 1983, Pialat confiait: «On a l’impression que ça a été écrit pour Depardieu. Il pourrait être étonnant là-dedans. Quant à Sandrine Bonnaire, bien qu’elle n’ait pas ce côté “chat maigre”, elle ferait sûrement une Mouchette intéressante».
Le projet aboutit cinq ans plus tard, et le tournage de Sous le soleil de Satan , comme souvent chez l’intraitable Pialat, est un enfer. Durant quatorze semaines dans le Boulonnais, il pousse ses acteurs jusqu’à l’épuisement. Et après «une naissance dans la souffrance», selon les propres termes du cinéaste, le film connaît un accueil plus que mitigé au Festival de Cannes.

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FESTIVAL D’AVIGNON
(DU 6 AU 29 JUILLET)

La France contre les robots

Un portrait sans concession du monde moderne

Installé au Brésil de 1938 à 1945, Georges Bernanos observe la naissance d’un nouveau monde. C’est une violente critique du libéralisme avant la lettre. Il oppose l’exercice de la liberté à la société industrielle car il constate la disparition de la vie intérieure et la perte de spiritualité de l’Homme. Pour lui, on peut accéder à la société de consommation seulement au prix du renoncement à la création et en acceptant de devenir un simple pion sur l’échiquier économique.
Jean-Baptiste Sastre et Hiam Abbass rendent compte de la nécessité de penser librement pour porter un regard sur le monde et conserver une vision humaniste.
De Georges Bernanos
Adaptation Jean-Baptiste Sastre et Gilles Bernanos
Conception et mise en scène Hiam Abbass et Jean-Baptiste Sastre
Création lumière Dominique Borrini, régie lumière Shadé Mano
Avec Jean-Baptiste Sastre et la voix de Gilles Bernanos
Texte publié aux éditions Gallimard et Castor Astral
Châteauvallon et le Liberté, Scène nationale de Toulon

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LIVRE

Bernanos au cinéma

L’œuvre de fiction de Georges Bernanos a séduit aussi le cinéma. Robert Bresson fut le premier avec Journal d’un curé de campagne (1951). Plus tard, Maurice Pialat obtiendra la Palme d’or à Cannes en 1987 avec Sous le soleil de Satan. Michel Estève écrit le premier livre sur ce sujet passionnant (chez l’Harmattan).

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BNF

Bernanos, histoire d’un homme libre

Cette année 2019 voit Georges Bernanos entrer dans le domaine public. Gallica, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France, permet d’ailleurs déjà d’accéder à un certain nombre de ses œuvres ou à des documents se rapportant à ce géant des Lettres françaises.

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CINÉMA

Dialogues des Carmélites

SYNOPSIS
Promises à une mort certaine, prisonnières dans leur couvent, les sœurs carmélites mettent leur foi à l’épreuve. Dans le doute et l’angoisse, l’une d’elles, Blanche de la Force, parvient à se libérer des passions humaines et à vaincre sa peur pour marcher vers la guillotine.

PRESENTATION
Le canadien Yannick Nézet-Séguin dirige la voix aérienne de la soprano Isabel Leonard. Montré pour la première fois au cinéma depuis New York, l’opéra de Poulenc est la promesse d’une expérience mystique et lyrique sur le sens et la beauté du sacrifice.

Opéra en français sous-titré en français.

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CULTURE

Les cinq ouvrages de Georges Bernanos à lire absolument

Écrivain de combat et ancien combattant, romancier spirituel et figure de la résistance, Georges Bernanos a laissé derrière lui une pléthore d’œuvres majeures.

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THÉÂTRE

Pas pleurer de Lydie Salvayre au Théâtre de Poche

Montserrat, à l’été 1936, est une jeune Catalane de 15 ans qui découvre la vraie vie. La vraie vie, c’est sa conscience politique qui s’éveille grâce aux discours enflammés de son grand frère Josep, un ángel caído del cielo indigné par les injustices que subissent les pauvres. La vraie vie, c’est dire merde à ces riches employeurs qui vous trouvent l’air bien brave. La vraie vie, c’est tomber amoureuse.

Lydie Salvayre raconte sa mère, Montse, qui à 90 ans et atteinte d’Alzheimer, lui raconte cet été-là comme si cela représentait tout ce qui avait compté dans sa vie, comme si les 75 années qui ont suivi n’avaient aucune importance pour elle. Lydie Salvayre raconte aussi la migration des Espagnols vers la France, et plus précisément celle de sa mère avec un enfant dans les bras, trois ans après ce fameux été, lorsque la guerre est gagnée par le camp franquiste.

Plutôt que d’aborder ce pan de la guerre civile espagnole sur un ton dramatique, l’oeuvre exploite le côté naïf d’une adolescente de l’époque et traduit l’effervescence des mouvements révolutionnaires. Sur scène, Denis Laujol travaille avec la comédienne Marie-Aurore d’Awans, pour conter la joie et les espoirs de Montse ; il travaille également avec la musicienne et compositrice Malena Sardi pour remanier les chants politiques et populaires espagnols avec un archet et sa guitare électrique. Le jeu de la première et les morceaux de la seconde se marient et électrisent la salle.

En contraste, la voix de Georges Bernanos. Contraste de ton car, à celui, léger, teinté d’humour, des mots de Montse, s’oppose le ton, grave, des mots de l’écrivain français. Contraste de fond, car Bernanos se situe dans le camp opposé à celui de Montse (bien qu’il sera plus tard farouchement anti franquiste).

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EDITION (20/06/2018)

Sortie du livre Georges Bernanos de Thomas Renaud

Collection Qui suis-je ? Aux éditions Pardès – 128 pages

Bernanos ? Un romancier hors norme, un pamphlétaire dans un monde aseptisé, un croyant surtout. Tant sa vie que son œuvre trouvent, en effet, leur point d’équilibre et leur explication dans cette foi catholique reçue dans son enfance et qui lui resta chevillée au corps à travers toute une existence remplie de souffrances, de combats et… d’amour. Henri Massis, qui fut son ami, mais avec lequel il se brouilla, avait bien saisi justement que l’amour expliquait jusqu’aux violences de l’écrivain : « Ses colères et ses haines n’étaient encore que ses amours retournées. »
On trouve cette phrase dans le petit livre que vient de lui consacrer Thomas Renaud dans la collection « Qui suis-je ? » des éditions Pardès. Vouloir répondre à une telle question, à propos de Bernanos, revenait à se lancer assurément dans une entreprise difficile, complexe, remplie de pièges et de chausse-trappes.
À la manière de Dieu, et pour paraphraser saint Augustin, Bernanos a, en effet, écrit sa vie de manière droite avec des lignes courbes. La foi enracinée et totale, l’amour de la France, amour charnel et paysan, le sens de l’honneur et le goût du combat, la perception a-moderne de la grandeur de la souffrance et de son côté rédempteur, font de cet homme et de cet écrivain un être difficile à suivre, difficile à saisir, si l’on ne laisse pas tomber ses propres idées, voire ses propres œillères.

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