ÉVÉNEMENT (3/07/2018)

Hommage à l’écrivain Georges Bernanos

L’écrivain Georges Bernanos est mort le 5 juillet 1948. L’auteur de Journal d’un curé de campagne et de Sous le soleil de Satan repose depuis au cimetière de Pellevoisin. Soixante-dix ans plus tard, le village maternel lui rendra hommage, jeudi 5 et samedi 7 juillet. Un hommage auquel participent l’écrivain Sébastien Lapaque, auteur d’un essai biographique, et l’acteur et metteur en scène, Samir Siad. Avec sa compagnie, le Théâtre en Partance, il vient à Pellevoisin interpréter sa pièce, Compagnons inconnus, tirée des écrits de combat de Bernanos.
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CRITIQUE (11/01/2018)

Les miraculeux “Dialogues des carmélites” d’Olivier Py sont à (re)découvrir d’urgence

C’est l’une des plus belles productions lyriques qu’on ait pu voir : admirablement mis en scène par Olivier Py, les “Dialogues des carmélites” de Poulenc et Bernanos sont à (re)découvrir dès maintenant dans la récente captation du Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, disponible en streaming jusqu’au 30 janvier. Ou bien en février, sur les scènes du Théâtre des Champs-Elysées et du Théâtre de Caen.

Un miracle peut-il se répéter ? A l’opéra, rien n’est moins évident : la réussite d’un spectacle suppose qu’il y ait rencontre harmonieuse, complète et équilibrée entre un compositeur, un librettiste, un metteur en scène inspiré par l’un comme par l’autre, un directeur musical en accord avec les choix du metteur en scène, et des chanteurs capables de se faire comédiens. Ce que l’on obtient dans ces cas rares et précieux confine à une telle perfection que tout effort de reproduction semble d’avance condamné à l’échec.
Le Théâtre de la Monnaie à Bruxelles (en décembre dernier) et le Théâtre des Champs-Elysées (en février prochain) ont pourtant fait le pari de reprendre l’une des plus belles productions lyriques de ces dernières années : les Dialogues des carmélites, de Francis Poulenc, d’après Georges Bernanos, montés par Olivier Py fin 2013. Bien leur en a pris. Pour mémoire, les Dialogues des carmélites évoquent l’authentique et tragique destin des carmélites de Compiègne, persécutées pendant la Révolution française et finalement guillotinées sous la Terreur. Le personnage principal, Blanche de la Force, est une jeune fille noble d’une sensibilité exacerbée, pour qui le monde est « comme un élément où [elle] ne saurai[t] vivre ». Elle décide d’entrer au Carmel, sans savoir qu’elle y sera rejointe par la folle violence de l’époque, et que, loin d’y trouver un refuge, il lui faudra apprendre à dominer non seulement ses angoisses, mais aussi (surtout ?) « la peur de la peur ».

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NOUVELLE édition (23/05/2017)

La révolte de l’esprit

Après le scandale des Grands cimetières sous la lune sur les « dessous de la Croisade espagnole et l’épuration franquiste », Georges Bernanos décide en 1938 de quitter la France : « La triple corruption nazie, fasciste et marxiste n’avait presque rien épargné de ce qu’on m’avait appris à aimer. » L’auteur de Sous le soleil de Satan s’installe au Brésil fin août 1938, décidé à devenir fermier pour gagner sa vie. Mais il est rattrapé par les événements qui se déroulent en Europe et qui l’atteignent au plus profond de lui-même. Le temps est venu pour lui d’autres Écrits de combat.
La révolte de l’Esprit est un recueil d’articles écrits au Brésil, dans la presse et pour la BBC, entre 1938 et 1945. Jamais regroupés du vivant de leur auteur, ils forment un pendant au Chemin de la Croix-des-Âmes, recueil composé par Bernanos avant son retour en France. C’est la première fois que ces textes paraissent sous ce titre en un volume distinct. Bernanos y livre, dans son style fulgurant, son combat pour la France libre. Mais à travers son temps, il voit plus loin. Ses Écrits de combat, souvent prophétiques et toujours courageux, constituent sans aucun doute l’une des lectures les plus salutaires de la littérature française du xxe siècle. Elle est plus que jamais nécessaire aujourd’hui.
Broché : 432 pages
Editeur : Les Belles Lettres (23/05/2017)
Collection : Le Goût des idées (livre N°63)
Langue : Français
CLIL : 3642
EAN13 : 9782251446776
Dimensions du produit : 12,5 x 19 cm 
CONFÉRENCE (31/01/2017)

Bernanos contre
les catholiques
de plume

Pour cet homme qui « n’est pas à vendre », le seul engagement est le refus de toute étiquette. L’expérience de la guerre d’Espagne lui a ouvert les yeux. Comment l’Eglise a pu soutenir les crimes franquistes ? Comment rester fidèle à une Eglise qui bafoue les convictions de tout chrétien ?

Découvrir l’article du Collège des Bernardins sur le site de France Culture

La conférence 
« Les Mardi des Bernardins »
Le 13 octobre 2015

LIVRES

Georges Bernanos lanceur d’alertes

Disparu il y a tout juste soixante-dix ans, l’auteur de Sous le soleil de Satana laissé une œuvre d’une acuité brûlante.

Il y a trois décennies, après la palme d’or du Festival de Cannes attribuée à Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat, lorsque l’on évoquait le nom de Georges Bernanos (1888-1948), l’on songeait d’abord à ses romans. L’abbé Donissan avait le visage de Gérard Depardieu et Mouchette celui de Sandrine Bonnaire. Le cinéma a beaucoup fait pour le rayonnement de l’œuvre de Bernanos. Auparavant, il y avait eu Journal d’un curé de campagne (1951) et Mouchette (1967), chefs-d’œuvre de Robert Bresson.
Catholique errant et royaliste flamboyant, adversaire de la démocratie qu’il regardait comme «la forme politique du …

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NOUVELLE ÉDITION (29/03/2017)

Le Chemin de la Croix-des-Âmes

Cet essai ranime, dans l’esprit tumultueux et tragique de la Seconde Guerre Mondiale, la clairvoyance de Bernanos que l’on apprécie mieux avec l’actualité.

Lorsque Georges Bernanos commence à rédiger les articles qui formeront Le Chemin de la Croix-des-Âmes, il est au Brésil. À travers ses articles écrits entre 1940 et 1945, Bernanos dénonce les responsabilités dans la défaite française, la France de Vichy, la collaboration. Il soutient la Résistance et de Gaulle. Mais il voit aussi plus loin. Car la Seconde Guerre mondiale marque la fin d’un monde, l’avènement d’une civilisation de masses et celui de la technologie, « de la matière qui prévaut lentement contre l’homme alors qu’il se donne l’illusion de l’asservir ». Cette crise sans précédent, qu’il a entrevue dix ans plus tôt, est celle d’une société dont le but « est la simple consommation de ce qui est (…) à mesure qu’approche le jour attendu, infaillible, de la libération absolue de l’homme, non pas de l’Homo sapiens du philosophe antique, mais de l’homme total, qui ne se connaît ni Dieu ni maître, étant à soi seul sa propre fin ».
Une telle crise appelle une révolution des consciences. Au-delà du témoignage, cette édition du Chemin de la Croix-des-Âmes prend une résonance particulière aujourd’hui.
Broché : 644 pages
Editeur : Editions du Rocher (29 mars 2017)
Collection : ROC.ESS.LITTER.
Langue : Français
ISBN-10 : 2268090558
ISBN-13 : 978-2268090559
Dimensions du produit : 15,3 x 2,7 x 23,5 cm 
OPÉRA (04/05/2017)

Les « Dialogues des Carmélites »

Avec son émission diffusée sur France 2, Stéphane Bern vous propose de faire un éclairage sur « Les Dialogues des Carmélites » de Georges Bernanos

Les « Dialogues des Carmélites » est à la base un texte de Georges Bernanos qui est devenu un opéra. Il s’inspire du destin tragique des Carmélites de Compiègne qui vécurent sous la terreur en 1794. Leur héroïsme et leur dignité ont marqué l’Histoire à tout jamais…Stephane Bern vous propose de revenir sur cet incroyable pan de notre patrimoine.

Voir la vidéo de l’émission

THÉÂTRE (7/03/2017)

« Dialogues des carmélites »
en tournée

« Gilles Bernanos, le petit-fils du célèbre écrivain, se réjouit du succès des “Dialogues des carmélites” à Bruxelles ». Une pièce qui parle du martyr et de sacrifice. Avec une résonance actuelle vu les attentats en France et en Belgique.

C’est un petit miracle qui prouve l’intérêt du public belge pour les grands thèmes. Quasiment sans publicité, avec un sujet austère, les “Dialogues des carmélites” de Georges Bernanos vont faire salle comble, 800 places vendues !
Gilles le petit fils de Georges Bernanos compte entretient la mémoire de l’écrivain avec les “Dialogues”, une grosse production où quinze comédiennes tiennent la scène. Ces “Dialogues” ont un contenu actuel : pourquoi, en fait ? À cause des dangers liés au terrorisme ? Cette pièce se passe au moment de la Révolution française, en 1794. Le 17 juillet, seize carmélites de Compiègne sont guillotinées place de la Nation parce qu’elles ont décidé de rester fidèles à leur voeu.

Découvrir l’intégralité de l’article en pdf du journal Le Soir – Mars 2017 – Propos recueillis par Bernard Meeus.

TOURNÉE 2017
Mardi 7 mars à 20h30 :
Centre Culturel les trois Pierrots – Saint Cloud
Réservation 01 46 02 74 44
Jeudi 9 et Vendredi 10 mars à 20h30 :
Théâtre Charcot – Marcq en Baroeul
Mardi 14 mars à 20h15 :
Centre Culturel d’Uccle – Bruxelles
Réservation : Tel: 02 374 64 84

EDITION (25/07/2017)

Bernanos : au nom du père et du fils

On réédite les textes de combats de la dernière période de l’auteur de Sous le soleil de Satan et un chef-d’œuvre méconnu de son fils, écrivain singulier.

À la fin de l’année 1944, il faut imaginer le quartier-maître Michel Bernanos, pistolet-mitrailleur en bandoulière, guettant par la fenêtre du bureau de l’amiral Muselier, dans son hôtel de la rue Pierre-Leroux, prêt à disparaître par une échelle de corde accrochée au balcon. Muselier n’avait pas que des amis dans l’état-major de l’Armée française de libération. Et le fils cadet de Georges Bernanos avait entendu la forte leçon de Barbey d’Aurevilly de la bouche même de son père: «Pour des têtes construites d’une certaine façon militaire, ne jamais se rendre est, à propos de tout, toujours toute la question, comme à Waterloo!»
Michel Bernanos. Crédits photo : www.michelbernanos.fr
Paris libérée, la guerre contre l’hydre nazie n’avait pas pris fin. Engagé dans la France libre à Rio de Janeiro sur les pas de son frère aîné Yves Bernanos fin 1942, Michel Bernanos …

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POLITIQUE (30/08/2016)

« Petit kit de citations
pour Macron »

Un exercice de style publié par François Aubel sur le site du Figaro.fr, extraits…

Mardi 30 août, au 20 heures de TF1, Emmanuel Macron a cité Bernanos. Afin de préparer ses prochaines interventions médiatiques, Le Figaro lui a concocté un guide du parfait «bernanosien».
«L’espérance est le risque des risques». C’est en citant, approximativement, Georges Bernanos qu’Emmanuel Macron a conclu son intervention au journal de TF1, plus de vingt minutes durant lesquelles il a justifié son départ du gouvernement et expliqué son projet pour la France. Dans sa marche vers les Français et l’Élysée, l’ancien ministre de l’Économie pourrait à nouveau avoir besoin de citer l’auteur des Grands cimetières sous la lune. Le Figaro.fr lui a préparé le terrain en imaginant des situations auxquelles cet énarque et diplômé de philosophie pourrait être confronté. De la pure politique fiction…

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SÉRIE D’ÉTÉ (15/07/2016)

Georges Bernanos
à Toulon

Dernier épisode de la série
« Des écrivains et des ports »
publiée dans Le Figaro.

L’auteur des Grands Cimetières sous la lune a séjourné dans le port varois à plusieurs reprises, dans les années 1930. Il avait fait du Grand Café de la Rade son QG.

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