Rencontres de Chaminadour

« La France contre les robots »,
par Jean-Baptiste Sastre

 

LE JOUR DU SEIGNEUR

Georges Bernanos, un écrivain travaillé par la grâce

Dimanche 28 août à 10h30

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THÉÂTRE

Le lendemain c'est vous

« Je ne suis pas un prophète, mais il arrive que je vois ce que les autres voient comme moi, mais ne veulent pas voir. Le monde moderne regorge aujourd’hui d’hommes d’affaires et de policiers, mais il a bien besoin d’entendre quelques voix libératrices. Une voix libre, si morose qu’elle soit, est toujours libératrice. Les voix libératrices ne sont pas des voix apaisantes, des voix rassurantes. Elles ne se contentent pas de nous inviter à attendre l’avenir comme on attend le train. L’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l’avenir, on le fait. Le monde ne veut plus courir ce risque, il ne souhaite que la sécurité. Il est d’avance prêt à payer cette sécurité à n’importe quel prix. Il est dupe de tous ceux qui la lui promettent, il accepte aveuglément n’importe quel programme qui prétend la lui assurer. Si le bonheur et le malheur forment également les grands peuples, la sécurité fait les esclaves. » Georges Bernanos

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LA REVUE DES DEUX MONDES

La colère de Bernanos

Lire Georges Bernanos et épouser sa colère. L’invasion de l’Ukraine par la Russie replonge l’Europe dans la guerre. Le tragique s’invite bruyamment aux portes de nos démocraties bercées d’illusions, qui se croyaient préservées de la violence de l’histoire, au contraire de l’Afrique, du Moyen-Orient, du Caucase, de l’Asie… Nous pensions naïvement avoir signé avec la paix une concession à perpétuité et voilà que Vladimir Poutine nous réveille de notre sieste trompeuse. Il faut bien se garder de l’émotion, nous expliquent les « réalistes » comme les appelait l’auteur du Scandale de la vérité, ceux qui « se vantent de leur cynisme comme d’une vertu ». Puisque nul, en Occident, n’ira mourir pour l’Ukraine, ce qui est exact, notre indignation et notre condamnation de la Russie seraient, non seulement vaines, mais dangereuses. Pourquoi provoquer Poutine en soutenant l’Ukraine envers laquelle rien ne nous oblige, et qui n’est pas un pays membre de l’Otan ?

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LA CROIX HEBDO

Espérer avec Bernanos

Cette semaine, La Croix L’Hebdo retourne sur les pas de l’écrivain Georges Bernanos (1888-1948), cette plume courageuse qui n’a cessé de défendre la dignité humaine. Son courage et son espérance résonnent plus que jamais dans notre actualité.

Homme libre, plume courageuse dans une époque tumultueuse, l’écrivain Georges Bernanos (1888-1948) a fiché l’espérance au cœur de l’inépuisable malheur humain. Son engagement pour la défense de la dignité humaine et contre les totalitarismes résonne dans notre actualité.

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LIVRE

Bernanos, un itinéraire dans le midi

Thierry Siffre-Alès

En novembre 1930, Georges Bernanos, tout auréolé d’une récente et tonitruante renommée littéraire, arrive dans le Var avec sa nombreuse tribu. Il le quittera définitivement en septembre 1946, après trois séjours alternés dans son « cher Toulon », puis à Hyères et Bandol, totalisant près de six années. Séjours entrecoupés de deux expériences majeures qui éprouveront l’homme et sa pensée : aux Baléares au cœur de la guerre civile espagnole qui le révolte, au Brésil lors de la deuxième guerre mondiale, où il devient depuis l’étranger une grande voix de la France résistante.

Les Presses du Midi - 122  pp., 15€.

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LIBération

Georges Bernanos, le chemin des âmes

Par Philippe Lançon (Libération du 15 octobre 2021)

Avec sa biographie de l’auteur des «Grands Cimetières sous la lune», François Angelier offre un panoramique fouillé d’une vie qui commença par le rêve de devenir un chevalier de la chrétienté. Et explore sa violente et surnaturelle contrée romanesque.
Il avait imaginé mourir une première fois, puis revenir pour quelques secondes à la vie, avec, selon un confident, «le privilège de garder en mémoire la lumière entrevue et de la contempler avec des yeux de vivant, des yeux de ce monde-ci, avant de mourir une seconde fois, définitivement.» Mais Georges Bernanos n’est mort qu’une fois, comme tout le monde, le 5 juillet 1948, à 60 ans. Il était rentré de Tunisie en France pour y être, si possible, soigné. Paris, l’Artois, le Pays basque, Bar-le-Duc, les Pyrénées, de nouveau le Nord, et Majorque, et la France de nouveau, puis le Brésil entre 1938 et 1945, puis encore la France, et enfin la Tunisie… Dans sa vie, il avait déménagé trente fois. Son corps avait subi presque autant de maladies graves et d’accidents. Cinq jours après son décès, Julien Green note dans son journal : «Il savait toutes ces choses qui nous font souffrir. C’est même de cela que sa grandeur était faite. Il avait beau se présenter à nous en veston, il était l’homme de l’invisible.» Dans sa biographie, François Angelier, en six cents pages, soulève le veston.

François Angelier, Georges Bernanos, La Colère et la grâce, Seuil, 636 pp., 25€.

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LIVRE

L'Esprit européen,
contre le nouveau monde totalitaire

Préfacé par François Bernanos et Benoît Castillon du Perron

« Je vois se construire un monde où ce n’est pas assez de dire que l’homme n’y pourra vivre ; il y pourra vivre, mais à la condition d’être de moins en moins homme. Ce monde se donne l’illusion de se construire parce qu’on y tronque, mutile, retranche tout ce qui appartenait jadis à l’homme libre, tout ce qu’on avait fait à son usage et qui pourrait rappeler demain, au robot totalitaire, la dignité qu’il a perdue, qu’il ne retrouvera jamais plus. »
Dans cette conférence oubliée mais flamboyante de désespoir, Bernanos – dénonçant le marché, la robotisation, la déshumanisation croissantes – prophétise le monde totalitaire qui se met en place aujourd’hui sous nos yeux.
Format : 14,8 x 21 - Pages : 66 - Prix Papier : 11,00 EUR

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BIOGRAPHIE

« Georges Bernanos »,
de François Angelier : fidélités

Par Jean-Louis Jeannelle (Spécialiste des études littéraires et collaborateur
du « Monde des livres ») - Illustration : FLORENCE WOJTYCZKA

Le biographe fait apparaître deux veines de l’écrivain, à la fois complémentaires et incompatibles. Aux doutes métaphysiques du romancier obsédé par le mal et la mort répondent les certitudes tranchées du pamphlétaire.
De Georges Bernanos (1888-1948), dont l’art repose, comme celui de Dostoïevski, sur la tension née de longues scènes proches de l’hallucination, chacun conserve le souvenir d’un personnage. Ou plutôt, note très justement François Angelier*, le souvenir d’une « âme », puisque toute action, aussi banale ou sordide soit-elle, s’y déroule avant tout sur un plan spirituel.

« Georges Bernanos. La colère et la grâce », de François Angelier, Seuil, 6 356 p., 25 €, numérique 18 €.

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LIVRE

Le Courage de la nuance

Jean Birnbaum

« Nous étouffons parmi des gens qui pensent avoir absolument raison », disait Albert Camus, et nous sommes nombreux à ressentir la même chose aujourd’hui, tant l’air devient proprement irrespirable. Les réseaux sociaux sont un théâtre d’ombres où le débat est souvent remplacé par l’invective : chacun, craignant d’y rencontrer un contradicteur, préfère traquer cent ennemis. Au-delà même de Twitter ou de Facebook, le champ intellectuel et politique se confond avec un champ de bataille où tous les coups sont permis. Partout de féroces prêcheurs préfèrent attiser les haines plutôt qu’éclairer les esprits.

Date de parution 11/03/2021 - 14.00 € TTC - 144 pages

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ARTE

Georges Bernanos sous le soleil de l’Artois

Invitation au voyage (28/09/2021)

Tout au nord de la France, l’Artois est pour l’écrivain Georges Bernanos la terre originelle, le berceau de son imaginaire. Grand auteur catholique du XXe siècle, il explore le combat entre le Bien et le Mal. Dans deux de ses chefs-d'œuvre, Sous le soleil de Satan et Journal d’un curé de campagne, il fait de l’Artois un personnage romanesque à part entière.

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FRANCE INTER

Georges Bernanos et l’honneur de la France

Le grand écrivain catholique, dans sa jeunesse batailleuse, avait été violemment d'extrême droite. La guerre d'Espagne et les capitulations successives de la France changent son regard. Au nom de son catholicisme même, Georges Bernanos sera intensément antifranquiste, furieusement antipétainiste.

LIVRE

Georges Bernanos, la colère et la grâce

Georges Bernanos fut, de 1926 où il fit se lever le Soleil de Satan sur la France des années folles à l’ultime Dialogue des Carmélites en 1948, un romancier de la sainteté et de l’enfance autant qu’un écrivain de combat.

De L’Action française à L’Intransigeant, il emboucha la presse comme une trompette de l’Apocalypse, et ses innombrables articles se confrontèrent sans répit à la ploutocratie démocratique et à la bien-pensance bourgeoise. Son engagement, mené seul au nom du Christ pauvre et de la vocation religieuse de la France de Jeanne d’Arc et de Péguy, le conduisit du tableau d’honneur des Camelots du roi aux rangs de la France libre. Véritable lanceur d’alertes politiques, il donna aussi l’assaut à l’Europe fasciste comme aux États-empires de la guerre froide et à leurs contingents d’hommes-machines...

François Angelier - Édition du Seuil - Religions / Spiritualités - Date de parution 16/09/2021
25.00 € TTC - 576 pages

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LE POINT

BHL – Chevalier chrétien, héros républicain et prophète juif

L’auteur de « L’Idéologie française » réévalue Georges Bernanos ; un roman sur les dernières années de Clemenceau ; « Le Messie » de François Meyronnis.

Cela fait exactement quarante ans que j'ai publié L'Idéologie française, réquisitoire contre un fascisme français dont je sentais bien qu'il n'avait pas dit son dernier mot. Si j'avais un regret, un seul, ce serait d'avoir, dans ce livre de colère et de vérité, été peut-être vite en besogne dans mon jugement sur Bernanos. Je lis, aujourd'hui, le vibrant Où allons-nous ? publié, en septembre 1943, à Lyon, dans les Cahiers du Témoignage chrétien clandestins et que reproduisent les éditions du Seuil. Je dévore ce court texte, ce tract, lancé, depuis la ferme de la Croix-des-Âmes, au Brésil, où...

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TRIBUNE

L’espérance contre l’optimisme

Pour Bernanos, l’optimiste et le pessimiste ont en commun de ne pas faire face au réel. Le choix alternatif est celui de l’espérance, qui est toujours une victoire, donc un risque.

« Ne sombrons pas dans la vision déprimante de Georges Bernanos, qui disait : “L’optimisme est une fausse espérance à l’usage des lâches et des imbéciles.” Préférons celle de Baden-Powell : “L’optimisme est une forme de courage qui donne confiance aux autres et mène au succès.” » Tel était le programme que fixait récemment un énergique entrepreneur, pour que l’avenir soit meilleur. Il nous invitait ainsi à être « pleins d’espoir ». Le patronage du fondateur du scoutisme rend évidemment l’appel fort sympathique. On peut aisément se convaincre que le héros du siège de Mafeking est un maître de vie plus joyeux que l’ancien poilu des tranchées et qu’entonner « un scout regarde en avant » vous amènera plus loin que le séjour dans « la vallée de larmes » du Salve Regina.

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